Déficience Visuelle

Déficiences visuelles et auditives sont les deux catégories les plus répandues de handicap sensoriel. Le handicap visuel recouvre des réalités variées, s'échelonnant d'un trouble visuel à une cécité complète.

Communiquer avec une personne déficiente visuelle : faites sentir votre présence !

Attention aux idées reçues :

> Les personnes déficientes visuelles sont majoritairement aveugles.

 NON : Moins de 4 % des personnes souffrant d’une déficience visuelle sont aveugles.

> La déficience visuelle est une baisse de l’acuité visuelle.

NON : L’acuité visuelle, c’est-à-dire la netteté de la vision, n’est pas nécessairement impactée par une déficience visuelle. Le champ de vision réduit, les problèmes de perception tels que le daltonisme ou encore l’hypersensibilité à la lumière sont aussi des déficiences visuelles dont les conséquences sont bien mesurables.

> Les personnes déficientes visuelles développent leur acuité auditive. 

NON : Ce n’est pas nécessairement le cas. Par exemple, si une personne est daltonienne, il n’y a a priori aucune raison qu’elle développe une acuité auditive particulière.

Communiquer avec une personne déficiente visuelle demande une attention particulière à la gestion de l’espace dont l’appréhension peut être altérée. La personne concernée sera la mieux placée pour vous orienter mais les quelques conseils suivants vous apporteront quelques éléments fondamentaux :

 

 

 

  • La personne ne sait pas nécessairement que vous vous adressez à elle : n’hésitez pas à vous présenter pour signifier votre présence et appelez-la par son nom.

 

 

  • De même, touchez-la à l’épaule pour signifier que vous désirez lui parler.

 

 

  • Proposez votre aide pour guider la personne et ne vous offusquez pas si elle décline votre offre.

Quelques points de vigilance :

  • Validez l’accessibilité des outils informatiques (clavier braille, reconnaissance vocale, écran large… ou tout autre matériel nécessaire).

  • Certains handicaps visuels peuvent être aggravés par une lumière intense : il ne faut pas nécessairement une pièce très lumineuse ou éclairée, pensez-y !

  • Lorsque vous guidez une personne déficiente visuelle, aveugle par exemple, il est plus facile pour elle de vous suivre en vous tenant par le bras ou l’épaule que d’être poussée en avançant sans savoir où elle va et ce qu’il y a devant elle. Pensez à décrire les changements de direction, l’environnement en identifiant des repères.

  • Ne laissez pas une personne ayant des difficultés d’appréhension de l’espace (aveugle par exemple) seule au milieu d’une pièce : guidez-la vers un endroit où elle sera à l’aise et ne la quittez pas sans lui dire au revoir si vous partez.